• Céline Gaillard

Nous sommes Amour et nous mourrons Amour

Mis à jour : 28 avr. 2020

Le 14 mars l'épidémie passe au stade III, le 17 mars à midi, la population est confinée …Allocution du président le 13 avril et prolongation du confinement... Baisser les yeux, instant suspendu, lever les yeux vers le ciel, et prendre le temps comme il vient.


Tout d’abord, abasourdie par la nouvelle, puis le rythme ralentit, les émotions s’apaisent, la douceur est là au creux de mes bras et je choisis de m’y déposer délicatement, dans mon antre, mon cocon à moi.


Parfois, traversée par l’anxiété ambiante, à fleur de peau, j’allais dire à fleur de mots… mais oui aussi. Je suis emplit d’un coup de compassion pour tous les êtres dans tous les mondes. Je compatis, je m’émeus, je pleure ce vacarme inattendu et ces situations précaires et violentes qu’engendrent ce p’tit virus de rien du tout… en apparence.


Puis, la réalité matérielle reprend ses droits, attente des nouvelles du gouvernement et des aides octroyées aux auto-entrepreneurs, oui là je pense à ma pomme car qu’on se le dise, pas de travail = pas de salaire ou auto entrepreneur débutant = pas de trésorerie ! J’ai faim comme tout le monde, j’ai des besoins de confort aussi, alors je m’inquiète un peu tant soit il. C’est aussi le risque de ce choix de vie, tout à fait conscient, et puis tellement de confiance dans ce processus, confiance en la vie et en mes ressources intérieures pour affronter tout cela sereinement.


Et puis, quand même, il y a l’Ehpad où j’ai la chance de travailler ponctuellement en parallèle de mon activité depuis l’été 2019 et dans cette sacrée affaire de virus, du renfort est bienvenue. Sentiment d’utilité, et d’ultime reconnaissance auprès de nos aînés maintenant isolés, parqués, coupés de tout et de tous. Et la joie de retrouver l’équipe soignante, mes collègues pour un temps, et partager un semblant d’interactions sociales dans ce néant réduit à solitude. Des conditions pas toujours simples, des collègues parfois très stressés, et moi aussi c’est vrai, des directives qui changent au jour le jour… Vivre l’instant présent et l’impermanence, c’est bien là !


« On fait avec et on avance tous ensemble »


Je me détache de mes peurs, tout comme je fais avec, et j’explore ce grand pouvoir de l’acceptation inconditionnelle à ce qui est, ce grand OUI à la vie.


Quand d’un coup, un vendredi soir le 3 avril, la fatigue me tombe dessus, un épuisement écrasant qui m’accable au lit, migraine, douleurs généralisées et courbatures, diarrhée, nausées... Mon corps souffre, mon esprit est embué. Je me sens en souffrance et quelque peu abattue.

Médecin, téléconsultation, test au COVID19 (pas du tout apprécié ce geste dans le nez), le diagnostic tombe : POSITIF. Ok ! déjà je ne suis pas folle, non parce que à un moment donné, je me suis demandée si je n’exagérai pas dans ces symptômes ressentis au vu de ma sensibilité accrue et de l’intensité de mes jours et de ma vie ! Ouf… Bon… L’abattement est de courte durée, l’annonce du diagnostic a déjà rendu meilleur mon état de santé et mon humeur. Ça se relâche quelque part en moi, ça se détend, c’est « smoothie », je souris et je compte bien sur mes ressources intérieures et mon hygiène de vie pour me régénérer pleinement.


Je prends alors véritablement conscience du grand pouvoir de l’esprit et que l’hygiène des pensées est tout aussi importante que celle du corps, si ce n’est plus, et comme l’esprit est lié au corps, alors je vous laisse imaginer l’impact sur notre santé et note bien être !

J’ai vécu un jeûne hydrique d’une semaine peu de temps avant le confinement, ce sujet aura peut être débat à d’autres confidences… mais pour l’heure en lien avec ce sujet là, au sortir du jeûne ma grande prise de conscience a été sur le pouvoir guérisseur de l’esprit et de l’impact majeur de l’esprit sur notre corps et ainsi sur notre santé. Merci la vie de si vite me faire passer de la connaissance à l’expérience en vivant cette maladie à travers ce cher virus ! (mon interprétation bien sûr…).


J’ai le pouvoir ainsi d’être pleinement actrice et responsable de ma santé. Je m’observe, je me repose (pas fait depuis longtemps ça tombe bien) et je m’offre à chaque instant ces espaces de pleine conscience, pleine présence à ce qui est et ce qui se présente, ici et maintenant.


Je me relie à la source inconditionnelle de lumière, de paix et d’amour, éternelle source de guérison par mes pratiques quasi quotidiennes de silence, yoga, méditation et chant de mantras (quelque chose déjà en place dans ma vie assez généralement au quotidien mais bien intensifiée ici et en transitant par des périodes de jeûnes de 36h) et je continue de suivre une hygiène ayurvédique au quotidien indispensable à mon bien être !


Et parfois, rien. Je suis juste là, posée, déposée dans l’accueil du soleil sur ma peau et c’est un pur régal simple et si bon ! (Merci le balcon, le calme de la rue et un semblant de nature).


Et parfois, encore rien de tout ça, le silence, le vide, le néant, régénérateur puissance 10.

Ma force, je la puise dans ma croyance que tout est possible et à sa juste place, et que ma seule petite personne ne serait de peu d’utilité sans ma foi inébranlable en la vie, en l’amour, pour ne pas dire en Dieu. Je n’ai pas peur des mots, et je me dévoile : Dieu, ce principe suprême et divin au-delà de tout dogme et religion, cette étincelle présente en chacun de nous.


Bien sûr, je ne vais pas toujours bien, et bien sûr à l’instar des coordonniers les plus mal chaussés, les relaxologues les plus mal détendus ? … pas tant que ça, mais bon ça ne protège pas de tout ! Et pour confidence, si je suis dans cette voie professionnelle du bien être et de la santé, c’est bien que des manques et besoins ont émergé mon envie de me soigner, d’évoluer, d’avancer en expérimentant moult outils et pratiques pour dépasser mes difficultés.


J’aborde alors une philosophie de vie aujourd’hui quant à un passé houleux que j’ai surmonté et j’honore le dharma, le chemin que la vie me propose ainsi. J’en ai fais mon credo, ma priorité dans ma vie, car, à ce jour, rien n’est plus important que cette quête d’Absolu et de Vérité.

Au cours de ce chemin, et de cette quête éternelle, je vous emmène avec moi, si vous le voulez bien, pour ensemble, avancer, vous éclairer, vous soutenir et se retrouver au cœur de soi. Un chemin de conscience et d’ouverture du cœur à travers mon métier, mes prestations et mon accompagnement.


Aujourd’hui, je me sens guérie de ce virus qui m’a tenu compagnie et m’a permis encore une fois de me dépasser et d’expérimenter concrètement les connaissances et les prises de conscience apparus il y a si peu.

Ma joie n’est pas altérée car je me suis fais une promesse depuis longtemps : quoiqu’il arrive, je sais qu’au fond de mon cœur, une petite perle blanche brillante y réside et que rien ni personne ne peut l’abîmer, elle est indestructible.

Cette perle, c’est la mienne, c’est la tienne, c’est peut être une flamme, une étincelle ou tout autre image qui te vient à l’esprit, qui brille au fond de toi au centre cœur, au milieu de la poitrine. Je l’appelle l’Âme, en Inde on l’appelle Jiva. L’âme individuelle reliée inexorablement à l’Âme universelle : Atman.


Nous sommes issus du pouvoir divin de l’Amour, nous sommes Amour et nous mourrons Amour.

Ne me croyez pas sur paroles, faites silence un instant… regardez-vous dans un miroir… observez, reconnaissez, prenez de la hauteur sur vos préoccupations actuelles et chérissez plus que tout cet Amour impérissable présent en chacun comme le soleil toujours présent dans le Ciel même derrière les nuages.


Niais, utopique ? Un peu mais j’aime ça ! J’y crois et je sais que je suis reliée aux Vérités Universelles.


Et toi, tu y crois ? Quelle est ta flamme intérieure ?


Prenez soin de vous ! Oui mais pas que dans ces périodes troubles bien que fastes à l’introspection et au changement pour celui qui veut, et toi tu veux ou tu veux pas ?


Prenez soin de votre corps: mangez sainement ce qui vous convient, nourrissez votre 2ème cerveau (votre ventre) convenablement, cuisinez ! (là, vous avez le temps normalement hein) Avec des aliments frais, locaux, bio et de saison, c’est déjà la base, non ?! Et manger en CONSCIENCE, au calme, en silence (si possible c’est mieux) et mastiquer (il est dit en Ayurvéda que chaque bouchée doit être mastiquée 32 fois ah ah j’ai essayé pas facile surtout la purée !) CONSCIENCE, ah ce mot, il deviendrait presque galvaudé et vous me le redemanderiez s’il manquait ! ou pas…


Prenez soin de votre esprit : soyez vigilants à vos pensées qui nourrissent votre cœur, oui, ce sont vos pensées qui alimentent vos émotions. Alors certes, nos émotions sont nos alliées sur nos états d’âme et nos besoins, de merveilleux signaux qui nous alertent et nous permettent de nous arrêter un instant pour se réajuster à ce qui est bon pour nous. Un point c’est tout. Si les pensées s’en mêlent, ça devient parfois la catastrophe, et tel un hamster en cage piégé dans sa roue, le cerveau surchauffe, et de ruminations en ressassements, puis d’insomnies en douleurs, et que sais je encore, le corps réagit, la maladie peut être arrive. Bon je vais un peu vite dans ces raccourcis alarmants ! Mais enfin vous l’aurez compris aisément les pensées se dirigent là où vous le souhaitez et c’est vous le maître à bord pour choisir d’alimenter ou pas une pensée, une émotion, un passage normalement. Car ne l’oubliez pas, cette notion d’IMPERMANENCE tant chérie dans les méditations que je vous propose, tout passe ! Tout apparaît et disparaît à l’écran de notre conscience et de notre vie. Tant les joies que les peines d’ailleurs.


Bougez ! C’est bon pour votre corps, votre cœur et votre santé ! Faites vous plaisir, dansez si vous voulez (j’ai un chouette prof de danse accessible à tous à vous conseiller d’ailleurs si ça vous intéresse !), chantez (même faux et pas que sous la douche, mes voisins me détestent peut être aïe ! …pas grave).


Entretenez de bonnes relations avec qui vous voudrez et surtout qui vous choisissez dans votre cercle intime. Car « aimez-vous les uns les autres » oui mais… si déjà vous vous aimiez un plus vous même et si déjà vous aviez des relations d’équité et de bienveillance (ou les critères qui vous conviennent) avec les êtres qui vous sont chers et ceux que VOUS choisissez ?? Oui, vous avez le DROIT de choisir avec qui vous voulez être en relation ! Pourquoi s’abdiquer devant tant d’obligations familiales ou de voisinage ? C’est VOTRE VIE non ? ! Si, bordel !...

Moi je dis ça, je dis rien, mais la vie défile hein.


Levez les yeux, regardez le vert merveilleux du feuillage de cet arbre devant votre fenêtre, tournez la tête un instant, oui, là, ce ciel bleu épatant sans un nuage dans le ciel ne vous émeut il pas ?

Et ce chat posé près de vos genoux, un regard félin et câlin, ne vous attendrit il pas ?

Quoi encore ?

Un instant les yeux fermés, le chant des oiseaux, mon souffle chaud quand je souffle, mon souffle doux quand j’inspire. La vie dans sa plus simple expression, je respire ! Mon corps délicatement recouvert d’un vêtement doux qui me chatouille à certains endroits quand j’écris. Tu vois le bonheur c’est simple parfois, ça ne demande qu’à être vu, entendu, senti, ressenti, vécu dans sa chair et son cœur.


Et toi, qu’est ce qui te rend heureux ?


Oh les clochent qui sonnent, il est 15h30… j’ai envie d’une boisson douce et chaude. Chut. Je prends ce temps pour moi pour vivre le moment présent, et je vous embrasse de tout mon cœur.